
Antonioni signe un film contestataire en tout point. Mais surtout, le film surprend par sa fulgurante naïveté qui nous embrase et met à mal le système mis en place. La photographie est d’une beauté sidérante et parvient à nous montrer combien la contestation est un trip enfantin et jubilatoire. Parfois un peu long mais nécessaire, il faut prendre le temps d’observer la nature et le corps de l’autre. La séquence d’orgie sexuelle, très belle, mais un peu lourde sur la fin. Cette naïveté irrite si on ne remet pas le film dans son contexte des années 70.
Mais ce qui marque le spectateur c’est bien la séquence finale. Complètement arty et décalé, les éléments matériels de notre monde explosent les uns après les autres pendant plusieurs minutes. C’est une véritable expérience de cinéma jubilatoire, une critique de la société d’asceptisation et de consommation. Beau et étonnant.
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