août 6, 2008...1:41

SURVEILLANCE – Ca se mate.

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Ce film est un troublant morphing du cinéma de David Lynch, des frères Coen et de Michael Haneke. Formellement et fondamentalement sur-maîtrisé, ce film de Jennifer Chambers Lynch ne se révèle à aucun moment.

Explications. Partant de l’idée de départ que les images et les points de vues sont dangereusement déformables, la réalisatrice s’empare de ce sujet pour faire un thriller haletant et effrayant. Il faut qu’on ne s’ennuie pas dans la première partie du film. La scène d’ouverture horrifique et surprenante a des répercussions fantômatiques sur le reste du film. Le spectateurs est constament rapellé par l’horreur du massacre et ne l’oubliant pas, il est entraîné dans une spirale terrifiante grandement maîtrisée.

Seulement, là où Haneke allie fond et forme de telle sorte que l’un et l’autre ne peuvent en être dissociés. Jennifer Lynch n’en retranscrit qu’un surenchère de violence qui tourne en rond. La photographie léchée accentue cette complaisance et enferme le film dans sa propre ambition de départ qui est de critiquer le rapport spectatoriel aux images chocs et spectaculaires.

Sans parler du twist final, qui prend toute la place et termine d’enterrer une quelconque réflexion sur le propos du film. Cela fera plaisir aux tendances sadomasochistes de certains spectateurs et fera fuir ceux qui sont plus exigents.

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